OSEZ DEVENIR EDITEUR DE CARTES POSTALES


L'édition de cartes postales reste encore, pour tous, une activité  parallèle autorisée (ou du moins non interdite) et non soumise à des déclarations préalables et impositions diverses. Ne nous faites pas dire ce que nous n'avons pas dit ! A savoir quelqu'un qui de temps en temps va vendre un objet sur Ebay n'a pas le même statut que quelqu'un qui vend en permanence un dizaine d'objets divers. Le statut d'auto entrepreneur reste une réponse qui en toute sécurité va pouvoir encadrer votre activité. Lorsque vous vendez vous déclarez et lorsque vous ne vendez pas vous n'avez pas d'obligations ou de charges supplémentaires. Nous ne sommes pas à votre place pour évaluer l'évolution de vos activités.  

Vous êtes dans le cadre légal de l'édition à compte d'auteur.

Tant que cette activité reste limitée à une petite échelle, rien ne vous interdit de créer, éditer et commercialiser vos cartes postales. Vous pouvez ainsi éditer vos propres dessins, vos propres photographies, ceux et celles de votre famille. Ceci peut être pour vous un moyen agréable de faire connaître vos talents et même de gagner quelque argent avec vos œuvres.

Formalités légales.

Compte tenu du faible tirage, cette édition peut être considérée comme travail de ville et dans ce cas soumis à aucune déclaration, ni aucun dépôt (comme affichettes, tract, circulaire etc..).

Il existe néanmoins une obligation légale de dépôt à la Bibliothèque nationale, mais ce dépôt est encore ambigu s'adressant surtout aux éditeurs "professionnels". Vous pouvez vous y soumettre volontairement, ne serait-ce que pour que votre travail se perpétue dans l'avenir. Il suffit d'en déposer 4 ou 5 exemplaires à la Bibliothèque Nationale. (B.N. dépôt légal, 2, rue Vivienne 75084 Paris cedex 02), en indiquant vos noms et adresses, tirage, auteur du cliché ou du dessin etc... la BN vous adressera par la suite les formulaires ad-hoc.

500 exemplaires.

Nous nous sommes volontairement limités au créneau de 500 exemplaires, car c'est le chiffre le plus pratique qui soit. Un tirage inférieur n'amène, en imprimerie aucune réduction du prix de revient. Ce ne sont pas les quelques secondes de tirage et les quelques grammes de papier en moins qui feront beaucoup baisser un prix qui correspond surtout aux travaux préparatoires à l'impression (scannage, montage, plaque, mise en route de l'impression). Un tirage supérieur ne couterait pas beaucoup plus, mais encore faut-il avoir l'usage de ces exemplaires supplémentaires qui finiront par encombrer votre cave. Mieux vaut multiplier les modèles plutôt que de voir pendant des années la même carte devenue inépuisable.

Le tirage à 500 ex. est le plus fréquemment réclamé dans le milieu cartophile. Il correspond à une très belle vente parmi le monde des collectionneurs.

Vendre.

Vous pouvez offrir vos cartes dans votre entourage, vous en servir pour votre correspondance, les échanger, mais aussi les vendre. En général le prix public des CP de collection est de 2€, mais nous conseillons plutôt de s'en tenir à 1€ la carte + port. Vous rentabilisez donc le prix de l'impression chez Studio CPC avec la 108eme carte vendue !

Les vendre d'abord dans le milieu cartophile... nous nous chargerons de les faire connaître par une insertion gracieuse prioritaire dans la rubrique Nouveauté de la revue CARTES POSTALES MAGAZINE (nous indiquer prix de vente par correspondance et adresse à contacter).

Au fil du temps vous vous constituerez un fichier de clients et de fidèles. Vous pouvez également, si vous habitez dans de petites agglomérations oubliées des éditeurs dits de tourniquets, relayer leur carence et proposer à leur place des vues de la gare, de la mairie, du terrain de camping, du Café du Commerce à la petite librairie ou au boulanger du coin. Vous ne gagnerez pas des millions, mais vous couvrirez rapidement vos frais, ce qui est dejà important.

Idées.

Un petit truc rentable inspiré des cartes anciennes : photographier les commerçants devant leur boutique et leur vendre l'ensemble du tirage, portant leur publicité au verso. Recommandé en période de fin d'année ou à l'occasion de certaines fêtes pour certains magasins (bijouterie pour la fête des mères, fleuriste pour la Saint-Valentin etc..).

On ne peut vous annoncer des gains mirobolants, mais il est bon de savoir que bien gérée, bien organisée et avec quelque talent, de l'imagination et du bon sens, cette activité peut vous occuper à plein temps avec des revenus assez honnêtes.

Vous aurez l'occasion de découvrir peu à peu le monde cartophile et ses surprises (bonnes et mauvaises). Par exemple, obtenir un emplacement gratuit dans les salons cartophiles pour vendre vos CP.

Pratique.

Dès que cette activité prendra de l'importance, il sera sans doute bon de signaler aux services fiscaux votre activité cartophile à compte d'auteur. Les bénéfices réalisés (recettes moins l'ensemble de tous les frais engagés à cette occasion) seront simplement ajoutés à vos revenus annuels. Vous pouvez aussi optez pour le statut d'auto entrepreneur. Il faut trouver votre statut en fonction de votre volume d'activité. Le législateur a ouvert de grandes possibilités d'exister et beaucoup simplifié les contraintes. La meilleure preuve en est le statut d'auto entrepreneur. Renseignez-vous.

Vous pouvez vendre en fournissant une facture à vos clients, mais sans porter de T.V.A. Vous vendez hors-taxe. Vous ne pouvez pas récupérer la TVA (19,6 %) payée par vous pour la réalisation des cartes. Par contre vous pouvez enregistrer toutes les dépenses liées à cette activité (achat de pellicules, du matériel photo, frais de déplacement, de repas, frais d'expédition aux clients etc...) vous compenserez très rapidement. Tenir un petit cahier portant d'un côté les recettes, de l'autre les dépenses, pour fournir en cas de vérification par les services fiscaux, qui en général ne sont pas très regardants sur ce genre de petites activités. Il vaut mieux, tout de même, tenir ce cahier à jour en permanence.

A vous de jouer !